170 ans à faire la même chose.
À chaque fois mieux.
Une adresse. Avenida Pamplona 10, Tolosa. Trois générations. 1 800 bérets par jour. Six étapes inchangées depuis 1858, et une salle où les machines Shima Seiki de 2022 cohabitent avec des moules en bois des années cinquante.
Nous ne fabriquons pas de bérets en série. Nous fabriquons le même béret, beaucoup de fois. La différence est dans ce qui ne se voit pas : la tension du fil, le temps de foulage, le moule juste, la main qui contrôle à la fin.
Six étapes
- 01
Laine brute
La toison mérinos entre à l’atelier en balles de 80 kg. Elle vient d’Australie, déjà lavée à l’origine et certifiée OEKO-TEX. Chaque balle alimente plusieurs jours de production.
- 02
Filage
La laine est ouverte, alignée et torsadée. Chaque brin passe sur des machines qui tournent depuis des décennies. La tension du fil compte plus que la vitesse : un béret peut contenir plus de cent mètres de fil, tous de même grosseur.
- 03
Tricotage
Shima Seiki. Six machines japonaises en salle, à côté de vieux métiers qui fonctionnent encore. Chaque béret naît à plat, sans couture, avec la cocarde sur le dessus.
- 04
Foulage
Eau tiède, mouvement constant, patience. Pendant des heures, la laine rétrécit, se feutre, durcit. Ce qui entre dans le foulon comme un drap souple en sort comme une pièce dense, presque imperméable. Aucun raccourci.
- 05
Mise en forme
Sur des moules en bois conservés depuis 1950. Un moule par diamètre, un par 0,5 pouce. Le béret repose jusqu’à prendre sa forme. C’est d’ici que sortent les diamètres 10 à 16.
- 06
Finition
Bordure, doublure si elle est prévue, badana en cuir si c’est un 1858, Super Lujo ou Txapeldun. Contrôle à la main : chaque béret passe entre les mains de quelqu’un avant de quitter l’atelier.
« Un béret reste un béret. Ici, on les fait encore comme ça. »Atelier · Tolosa